Et si on s’attaquait à une idée reçue !
Une idée qui partage le monde en deux catégories bien distinctes. Ceux qui y croient vraiment et ceux qui n’y croient pas ! 
(dans quel camp êtes-vous ?).

Une idée qui vient du plus lointain que l’on se souvienne…
Une idée que la science a déjà tranchée, mais pour nous offrir quelle alternative ?
« To be, or not to be … carnivore ?  »
That is the question !

 

L’idée que l’homme est un carnivore comme les autres semble être admise du plus profond de notre histoire ! Et pourtant … toutes les études semblent nous prouver le contraire.

L’homme n’a jamais été un « prédateur » au sens physiologique du terme (pour ce qui est du reste … joker !) : il n’en a ni la force physique, ni la vitesse de déplacement, ni les longues canines tranchantes, ni les griffes acérées, ni l’estomac adapté …

L’homme ne serait pas un carnivore ! 

Enquête …

 

PHYSIOLOGIQUEMENT PARLANT

L’homme n’a pas été conçu physiologiquement pour manger et digérer de la viande.

Démonstration en 6 points :Nous avons :

. Une dentition plate, large et peu tranchante qui convient pour couper, écraser et réduire en pulpe des aliments relativement mous à l’inverse des canines longues pointues et tranchantes des carnivores.

. Des muscles faciaux  bien développés pour la mastication, tandis qu’ils sont peu développés chez les carnivores qui avalent leurs aliments entièrement, sans mastication préalable. 

. Une mâchoire semblable à celle des herbivores, ce qui nous permet d’écraser et de broyer nos aliments à l’inverse des carnivores dont le type de mâchoire ne permet pas de mastiquer, mais donne au contraire la possibilité de mouvements tranchants. 

. Un système digestif,  contrairement aux carnivores, avec une salive contenant des enzymes permettant la digestion de l’amidon contenu dans les végétaux, tandis que les sels acides de notre corps sont beaucoup moins puissants que ceux des carnivores qui en ont besoin pour digérer des os et du muscle. 

. Un intestin très long, lieu d’une importante fermentation bactérienne afin de permettre la digestion et l’assimilation optimale des nutriments des végétaux tandis qu’il est très court chez les carnivores pour que la viande passe très vite, sans risquer de macérer et de se putréfier.

. Des ongles plats, à l’inverse des prédateurs carnivores qui ont des griffes acérées pour réaliser leurs actes de prédation et découper plus efficacement les morceaux de viandes.

Focus sur la digestion de la viande : 

 La mastication a déjà du mal en amont à broyer la viande. Ensuite, les morceaux de viande stagnent dans nos longs intestins et finissent par produire des résidus potentiellement toxiques (acides provenant de la métabolisation des minéraux comme le chlore, le souffre…). Si on prend le cas de l’acide urique, favorisé aussi par la consommation excessive d’alcool, de médicaments…, lorsqu’il est en trop grande quantité, notre fois et nos reins n’ont plus  la capacité de l’éliminer, étant dépourvu de l’enzyme adéquat. Le corps se trouvant en excès d’acidité, va aller chercher des minéraux alcalinisants dans ses stocks, ce qui entraîne les effets indésirables que l’on connait : grosse fatigue, problèmes rénaux, constipation, arthrose, ostéoporose…

Nous ne sommes donc pas conçus pour être des « carnivores » ! Mais alors que sommes nous ?
Certains pensent que nous sommes des végétariens, d’autres pensent que nous sommes des omnivores (qui mangeons un peu de tout).

Le débat reste ouvert.

Il y a cependant une autre option intéressante envisagée …

ADAPTIVOR FLEXITARIEN

Factuellement on peut dire que l’homme dispose de traits particuliers comparables à ceux des herbivores, mais en disposant d’un avantage supplémentaire de taille, un cerveau ultra développé (comparé aux autres espèces) capable de s’adapter.

La diversité de notre dentition reflète magistralement la diversité de notre régime alimentaire. Nous sommes des êtres polyvalents par excellence. Il est bien difficile de penser qu’avec nos capacités cognitives énormes, nous devions limiter notre alimentation aux seuls plantes, fruits et tubercules faciles d’accès.

Certains pensent que nous sommes des « adaptivores  flexitariens». 
Derrière ces mots barbares se cachent un sens plein de subtilités : « Capables de nous adapter à ce que nous propose notre environnement tout en étant très modérés sur la consommation de protéines animales ».

Car certains pensent (études à l’appui) qu’il est bon pour notre métabolisme de manger un peu de viande rouge et blanche (maximum deux fois par semaine) de bonne qualité, issue d’animaux élevés et abattus avec respect et éthique. Cela nous fournit des bons oméga3, du fer extrêmement bio-assimilable, des acides aminés anti-inflammatoires, la fameuse CoQ10 précieuse pour nos mitochondries et nos muscles, le glutathion, extraordinaire antioxydant, la taurine, amie de notre insuline, sans oublier le selenium, le zinc, le phosphore, les vitamines B6 et B12….
Mais tout cela si, et seulement si, l’animal est élevé et nourri dans de bonnes conditions, avec bon sens, respect et sans intrants toxiques (exit les élevages intensifs actuels). 

INADAPTES A UNE CONSOMMATION EXCESSIVE

 Fin de la politique de l’autruche !

                                                       
 

« On reconnait le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux » disait Gandhi !
 

Inutile de préciser que notre civilisation est tombée bien bas !
La cruauté de l’élevage intensif n’a d’égal que sa dangerosité écologique et sanitaire!

Depuis les débuts de la domestication du bétail, l’homme met en place des méthodes aussi inventives que cruelles pour exploiter au mieux et pour son bon plaisir, les animaux domestiqués !
 
Mais il faut avouer que l’homme est parti depuis quelques décennies dans une spirale consumériste folle l’éloignant gravement de son humanité.

Cette barbarie admise n’a pas de justification solide si ce n’est la déconnection totale à notre sensibilité d’humains et à notre bon sens. 

L’homme qui, par son intelligence, a su se positionner en haut de la chaine alimentaire, a pris ses droits sur les autres animaux avec force, sans en assumer ses devoirs.

Manger de la viande tous les jours, plusieurs fois, est une hérésie nutritionnelle et d’une inconséquence dangereuse. 

Il y a une prise de conscience grandissante sur cette torture organisée, grâce aux vidéos insupportables de l’association vegan L214 sur les pratiques établies dans la plupart des abattoirs et des élevages intensifs. Il est inimaginable de cautionner ce genre de process.
 
Nous avons un pouvoir entre nos mains !
Le pouvoir de décider si nous voulons participer ou non à ce système inhumain en diminuant fortement (ou en arrêtant) sa consommation de viande et en la choisissant avec conscience et rigueur. 
L’argument économique ne fonctionne pas. Car il vaut mieux acheter peu de viande de très bonne qualité, issue d’un élevage raisonné et éthique coûtant plus chère,  que d’acheter de la viande tous les jours bas de gamme issue d’élevages intensifs. 

Il faut être bien conscient que consommer souvent de la viande de médiocre qualité à bas prix, cela signifie :
 

  • participer aux cruautés insoutenables de l’élevage intensif
     
  • s’intoxiquer de trop de protéines animales impossible à gérer par notre organisme 
     
  • s’intoxiquer par la mauvaise qualité des protéines animales (antibiotiques, pesticides, OGM, stress de l’animal …)
  • participer à la dégradation de l’environnement (déforestation, réchauffement climatique…)

Il est URGENT de nous reconnecter à notre humanité, de faire le lien entre l’entrecôte fumante dans notre assiette et la jolie vache croisée sur un chemin de campagne.

                                             

La politique de l’autruche ne tient plus !

                                            

« La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute liberté, en toute pureté, qu’à l’égard de ceux qui ne représente aucune force. Le véritable test moral de l’humanité ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux.
Et c’est ici que s’est produite la plus grande déroute de l’homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres découlent. »

Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être.

                                                        

 DES RISQUES SANITAIRES

La consommation quotidienne de viande de médiocre qualité
n’est pas sans conséquences sur la santé !

Cancérogène

En 2015, le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer), organe de l’OMS, classe la viande rouge comme « probablement cancérogène » et laviande transformée (jambon, saucisse, saucisson, charcuterie, plats préparés…) comme »cancérogène ». 

Très acidifiante

La viande apporte beaucoup trop d’acides à notre corps. Prenons le cas de l’acide urique, favorisé aussi par la consommation excessive d’alcool, de médicaments…, lorsqu’il est ingéré en trop grande quantité, notre foie et nos reins n’ont plus la capacité de l’éliminer, étant dépourvu de l’enzyme adéquat. Le corps se trouvant en excès d’acidité, va aller chercher des minéraux alcalinisants dans ses stocks, ce qui entraîne les effets indésirables que l’on connait : grosse fatigue, problèmes rénaux, constipation, arthrose, ostéoporose…

Toxique

On le sait, l’élevage intensif permet l’utilisation d’antibiotiques à outrance pour éviter que les bêtes ne tombent malades, une nourriture bourrée de pesticidespour une meilleure rentabilité, et une torture d’abattage provoquant le stress et la souffrance de l’animal et entrainant une viande extrêmement acidifiée. Des toxines qui se retrouvent dans notre corps, déjà surchargé ! 
 
 

UNE ABERRATION ECOLOGIQUE

Selon les Nations-unies, près de 15% des émissions totales de gaz à effet de serre sont imputables à l’élevage … soit autant que l’ensemble du secteur du transport !!!!!! L’élevage demande une grande quantité d’eau et de céréales. 70% de la surface agricole sont utilisés pour les pâturages ou les céréales à destination de la nourriture animale !
 
 
 

A CHACUN SON RYTHME … 

La consommation de viande a baissé selon le Crédoc (centre d’étude) de plus de 12% en 10 ans ! Les français ont compris, suite aux scandales sanitaires (la vache folle, les lasagnes de chevaux, le boeuf polonais de mauvaise qualité…), à la maltraitante animale, au souci de leur santé et de l’environnement, qu’une baisse et une grande vigilance de leur consommation de viande est de rigueur.

Les professionnels du secteur l’ont aussi enfin compris ! Preuve en est les slogans étonnants mis en avant par Interbev (interprofessionnelle de la viande), exposant incontournable, au salon de l’agriculture cette année : »Aimez la viande, mangez des légumes! » ou encore « Aimez la viande, mangez en mieux. Naturellement fléxitarien » prônant la qualité plus que la quantité .
Tout n’est pas perdu !

Même nos grands chefs étoilés se sont mis au végétal, Alain Passard en tête, comme pour donner l’exemple et insuffler un vent nouveau sur la gastronomie française.

Impossible de dévorer de la viande deux fois par jour donc !…. alors quelle option ?

Voici le menu : 

Flexitarien : qui mange peu de protéines animales

Végétarien : qui ne mange plus ni viande, ni poisson, mais certains produits d’origine animale (oeufs, miel, lait …)

Végétalien : ne mange plus rien d’origine animale.

Vegan : étend son régime au-delà de l’alimentation  (les vêtements, en arrêtant de porter cuir, laine et soie, la cosmétique et tous les autres domaines de la vie courante). S’engage pour la protection animale.

LES PROTEINES VEGETALES
Surveiller son apport nutritif lorsque l’on change son régime alimentaire.

Il ne faut pas oublier que notre corps a un besoin vital de protéines.

Sorte de « matériau de construction », les protéines participent à la construction des tissus (muscles, os, organes, cheveux…), au renouvellement des cellules, au bon fonctionnement des organes, à la synthèse des hormones, des anticorps et des neurotransmetteurs !
In-dis-pen-sable !

Les acides aminés sont les molécules de base qui servent à fabriquer les diverses protéines utilisées pour le fonctionnement de notre corps et sa construction. Ils sont le fondement de tous les processus vitaux, car ils sont absolument indispensables à l’intégralité des processus métaboliques.
Une vingtaine d’acides aminés sont utiles au fonctionnement du corps humain dont 8 ne peuvent être fabriqués par lui et doivent donc être apportés par l’alimentation. Il s’agit des 8 acides aminés essentiels.

Ceux ci doivent donc se retrouver chaque jour dans notre alimentation car l’organisme ne sait pas stocker les protéines et détruit quotidiennement celles qui ne sont pas utilisées.
En principe, une alimentation variée et comportant des produits non raffinés et de bonne qualité devrait apporter ces acides aminés en quantité suffisante. Néanmoins, de nos jours, les carences en certains acides aminés essentiels ne sont pas rares. Il faut donc être vigilant.

Attention une bonne proportion entre ces 8 acides aminés essentiels est nécessaire à leur bonne assimilation. En effet, si l’un des 8 acides aminés est en très faible quantité, ou manquant  dans notre ration alimentaire, c’est l’ensemble qui sera peu absorbé.  Or, chaque aliment, pris individuellement, n’a pas une répartition parfaite des 8 acides aminés essentiels, sauf le blanc d’œuf*, considéré comme la protéine de référence (comportant les 8 acides aminés essentiels).

C’est pourquoi les protéines végétales, alternative avantageuse aux protéines animales, doivent être associées pour obtenir une répartition parfaite.
On parle souvent du couple céréales/légumineuses qui permet d’absorber les 8 acides aminés (riz et petit pois, quinoa et pois chiche, lentilles et sarrazin…).
 

Il est tout à fait sain de consommer peu ou pas de protéines animales pour le métabolisme à condition de bien équilibrer l’apport en protéines végétales. 

(attention pour les végétaliens ou les vegans, l’indispensable vitamine B12 doit être complémentée car inexistante dans les végétaux, excepté dans la Spiruline et la Klamath.) 

*d’où l’importance de manger des œufs (bio). Lisez mon article « les oeufs »

.

PROTEINES VEGETALES
MODE D’EMPLOI

 Les protéines végétales sont concentrées dans des aliments riches en fibres (algues, légumineuses, oléagineux…). Ainsi, pour optimiser leur assimilation, il faut agir sur la structure des fibres et stimuler les sécrétions digestives : 
 – Bien mastiquer. 
 – Boire peu et non glacé au cours des repas. Les végétaux ne doivent pas être dilués et noyés car cela annihile les enzymes digestives.
–  Eviter les associations indigestes : Légumineuses / tubercules (lentilles/pommes de terre) 
 – Ajouter des épices et des herbes aromatiques dans les plats végétaux. Cela stimule les sécrétions digestives et optimise l’assimilation. 
 
 
 

10 aliments riches en protéines végétales

(protéines pour 100gr)
 

La spiruline : 65 g  
Le Soja : 36 g  
Les graines de chanvre : 26 g  
Les graines de courge : 25 g  
Les haricots Azuki (haricot rouge du japon) : 25 g
Le tempeh (soja fermenté) : 20 g 
La noix : 20 g  
Les pois-chiches : 19 g  
Les graines de chia : 17 g  
Le quinoa : 14 g  
 

 

Des protéines pacifiques …

Les protéines végétales nous invitent à nous responsabiliser par le temps de préparation et par notre façon de les manger. Ces protéines sont saines et l’organisme s’en trouve stimulé, moins intoxiqué et plus léger. Or, un corps allégé favorise un esprit apaisé… En cela, elles sont pacifiques.
 

 

FOCUS SUR …

LA SPIRULINE

Reine des protéines végétales, cette algue d’eau douce d’un bleu-vert profond a des capacités nutritionnelles impressionnantes.
Forme de vie primitive entre la bactérie, le végétal et l’animal, elle est composée d’environ 65% de protéine de haute qualité nutritionnelle. 

Antioxydant efficace, antivieillissement puissant, elle protège aussi des radiations. Elle régule la glycémie, détoxifie, augmente la production d’anti-corps, favorise la croissance d’une flore bactérienne saine, lutte contre la fatigue et brûle les graisses. Riche en acides aminés essentiels, en fer (record mondial!), en bétacarotène et en chlorophylle. Ainsi qu’en vitamine B12 (très rare dans les végétaux).
Elle fait très bon ménage avec l’acérola (petite cerise tropicale) dont le taux élevé en vitamine C renforce l’assimilation du fer.

Cette micro algue est l’un des meilleurs aliments de la planète.

Attention : la choisir non pasteurisée (pour ses enzymes) et de bonne qualité. Elle ne doit pas avoir d’odeur et un léger goût de champignon.  

Mon chouchou :
Sol Semilla, fournisseur bio, à la démarche étique et eco-responsable de superaliments de grandes qualités.

(Attention : déconseillé à ceux qui prennent des anti-coagulants)
 
                       

LES LEGUMINEUSES

Plantes généralement cultivées pour leurs graines : lentilles, haricots secs, pois chiches et pois cassés, soja et …. cacahuètes.
Grandes source de protéines végétales à associer aux céréales (100 gr de légumineuses apportent autant de protéines que 100 gr de viande).

Véritables féculents (amidon), mais à indice glycérique bas, et grande source de fibres, les légumineuses sont un bon protecteur de la santé de l’intestin, de l’équilibre du microbiote et de la régularisation du transit.
Elles regorgent de nutriments indispensables (vitamines, minéraux, oligo-éléments…).

Quelques inconvénients faciles à maitriser !
Les légumineuses possèdent des facteurs anti-nutritionnels qui interfèrent avec l’assimilation des nutriments et qui peuvent entrainer des troubles intestinaux. 
Voilà pourquoi il est très important de les faire tremper minimum deux heures avant cuisson (une nuit entière étant l’idéal). Cela annihile tout effet indésirable.

La portion idéale pour un repas est de 30 à 40 gr crues (qui deviennent 100 à 120 gr cuites).
 
 
   

Un réveil salutaire illumine notre conscience.

Nous ne pouvons plus continuer à dévaster cette planète, torturer impunément des êtres sensibles et maltraiter notre santé sans réagir !

Inadapté, dangereux et inhumain, l’élevage intensif et la surconsommation de viande qui en découle est un sujet brûlant qui doit nous interpeller. 

Manger en pleine conscience, à l’écoute de ce qui nous convient, tout en faisant du bien à notre corps et en nous reconnectant à un tout dont nous faisons partie… Voilà un beau programme.       

Alors… « to beef, or not to beef ? » … là n’est plus la question !